Suivi juridique de vos dossiers en Espagne et coordination de vos démarches en France — 10 ans d'expérience en notariat français
L'expérience française et l'expertise espagnole
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L'expérience française et l'expertise espagnole
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Recevoir un héritage en Espagne ou organiser sa succession soulève de nombreuses questions, en particulier lorsque le patrimoine comprend un bien immobilier situé en Andalousie ou lorsque les héritiers résident à l’étranger. Entre les règles du droit des successions, les dispositions du règlement européen sur les successions et la fiscalité applicable, il est essentiel de bien comprendre les démarches à accomplir afin d’éviter les erreurs et les retards.
Dans ce guide, nous faisons le point sur les principales règles juridiques et fiscales applicables aux successions en Espagne, avec un éclairage particulier sur l’Andalousie. Vous découvrirez les étapes d’un règlement de succession, les droits des héritiers, les incidences fiscales ainsi que les spécificités à connaître lorsqu’un héritage présente un caractère international.
Lorsqu’un proche décède en Espagne ou possède des biens sur le territoire espagnol, les héritiers sont confrontés à de nombreuses formalités juridiques et fiscales. Pour les familles françaises ayant un lien avec l’Espagne, ces démarches peuvent sembler particulièrement complexes : quel droit s’applique ? Quels impôts faut-il payer ? Existe-t-il un risque de double imposition entre la France et l’Espagne ? Les avantages fiscaux sont-ils les mêmes dans toutes les régions espagnoles ?
Que vous soyez résident espagnol, expatrié français ou héritier vivant à l’étranger, cet article vous présente les principales règles du droit des successions en Espagne ainsi que les obligations fiscales liées à l’héritage.
En réalité, le droit des successions en Espagne repose sur deux éléments distincts :
En outre, chaque Communauté autonome peut prévoir ses propres réductions, exonérations ou bonifications. C’est notamment le cas de l’Andalousie, où les héritiers proches bénéficient souvent d’un régime fiscal particulièrement favorable.
Dans ce guide, nous répondons aux principales questions que se posent les héritiers francophones et hispanophones.
Une succession espagnole peut concerner plusieurs situations :
Autrement dit, il n’est pas nécessaire d’être résident espagnol pour être soumis à certaines règles successorales espagnoles !
Depuis le Règlement (UE) n° 650/2012, la règle générale est la suivante : la succession est régie par la loi de la résidence habituelle du défunt au moment de son décès.
Toutefois, un ressortissant français vivant en Espagne peut prévoir dans son testament que la loi française régira sa succession. Ce choix est souvent déterminant, notamment pour les familles souhaitant conserver les règles françaises relatives à la réserve héréditaire.
Il est important de rappeler que la loi applicable à la succession et la fiscalité applicable sont deux questions distinctes. Choisir la loi française ne signifie pas que les impôts espagnols disparaissent.
La succession peut comprendre les éléments suivants :
Avant tout partage, il convient d’établir un inventaire précis du patrimoine.
L’impôt principal est l’Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (ISD). Chaque héritier paie l’impôt correspondant à la valeur des biens qu’il reçoit. Contrairement au système français, ce n’est pas la succession qui est imposée globalement, mais chaque héritier individuellement.
Le calcul dépend notamment :
L’Andalousie est aujourd’hui l’une des Communautés autonomes offrant les régimes fiscaux les plus favorables pour les transmissions entre proches.
Selon la qualité des héritiers, plusieurs réductions et bonifications peuvent s’appliquer, notamment au profit :
Ces avantages peuvent conduire à une réduction très importante, voire à une absence d’impôt pour de nombreuses successions familiales lorsque les conditions prévues par la réglementation andalouse sont réunies.
En revanche, les transmissions entre personnes sans lien de parenté proche, ou les patrimoines importants ne remplissant pas les conditions requises, peuvent demeurer fortement imposés.
C’est pourquoi chaque dossier doit donc faire l’objet d’une étude personnalisée.
La réponse est « Oui ». Les droits de succession ne sont pas toujours le seul coût fiscal.
Lorsqu’un bien immobilier urbain est transmis, la commune peut percevoir la taxe sur l’augmentation de la valeur du terrain (IIVTNU), communément appelée « plus-value municipale ».
Son montant dépend notamment :
Dans certaines situations, des exonérations ou des modalités de calcul alternatives peuvent s’appliquer.
L’héritage en lui-même n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu (IRPF).
En revanche, si l’héritier vend ultérieurement le bien immobilier reçu, il pourra être imposé sur la plus-value réalisée lors de cette vente.
Une fois devenu propriétaire, l’héritier devra également assumer les charges attachées au bien, notamment :
En Espagne, la déclaration de l’ISD doit, en principe, être déposée dans les six mois suivant le décès. Une demande de prorogation peut être sollicitée avant l’expiration de ce délai lorsque les conditions légales sont réunies.
Le non-respect des délais peut entraîner des intérêts de retard et des majorations.
Les successions comportant des éléments situés en France et en Espagne nécessitent une attention particulière. Il convient notamment d’examiner :
Une bonne coordination permet souvent d’éviter les erreurs administratives et de limiter les risques de double imposition lorsque les mécanismes prévus par les législations concernées s’appliquent.
Cela est possible. Si vous héritez d’un bien situé en Espagne, vous pouvez être tenu de déposer une déclaration de succession en Espagne, même si vous résidez en France.
En pratique, les héritiers doivent généralement régulariser la succession, s’acquitter des impôts dus et inscrire le bien à leur nom avant de pouvoir le vendre.
Pour les biens immobiliers, l’intervention d’un notaire est généralement indispensable afin de formaliser l’acceptation de la succession et permettre l’inscription des biens au Registre foncier.
Oui. En droit espagnol, un héritier peut renoncer à la succession selon les formes prévues par la loi. Cette décision peut avoir d’importantes conséquences civiles et fiscales et mérite un examen préalable.
Une succession internationale implique souvent :
Un accompagnement juridique permet de sécuriser les démarches, d’identifier les avantages fiscaux applicables et d’éviter des erreurs susceptibles d’entraîner des pénalités.
Une succession en Espagne ne se résume pas à la transmission d’un patrimoine. Elle implique le respect de règles juridiques et fiscales spécifiques, qui peuvent varier selon la nationalité du défunt, sa résidence habituelle, l’existence d’un testament ou encore la nature des biens transmis. Lorsque la succession présente un caractère international, les démarches peuvent également être influencées par le droit européen et les conventions applicables.
Anticiper ces questions et bénéficier d’un accompagnement juridique adapté permet de sécuriser le règlement de la succession, de limiter les risques de contentieux et de respecter les obligations déclaratives et fiscales. Une analyse personnalisée de chaque situation demeure essentielle afin de garantir une transmission du patrimoine conforme aux règles en vigueur.
Le cabinet Dualia Juris accompagne les clients francophones et hispanophones dans toutes les démarches liées aux successions en Espagne, et plus particulièrement en Andalousie. Nos prestations comprennent notamment :
Chaque succession étant unique, nous réalisons une étude personnalisée afin de déterminer les obligations juridiques et fiscales applicables à votre situation et de vous accompagner dans le respect de la réglementation en vigueur.